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Famille, emploi féminin, désir d'enfant : rapport remis au ministre en charge de la famille. BRIN Hubert | Documentation Française (La) 2005

Ouvrage

UV

- 106
Cote : 325 BRI

Ce rapport dresse un état des lieux de la démographie abordé sous l'angle de la famille. En effet, malgré un taux de natalité la plaçant au 2e rang de l'Union européenne, la France n'est plus en mesure d'assurer le renouvellement complet des générations. L'ensemble de l'étude s'organise autour de quatre axes : le renforcement de l'articulation entre travail féminin et désir d'enfant ; la mobilisation de nouvelles ressources pour soutenir l'offre d'accueil de la petite enfance et la solvabilité des familles ; l'amélioration de la lisibilité de la politique familiale ; l'amélioration des conditions d'accès à un logement autonome. Dix mesures concrètes sont ensuite présentées pour accompagner cette politique d'aide à la famille.
Ce rapport dresse un état des lieux de la démographie abordé sous l'angle de la famille. En effet, malgré un taux de natalité la plaçant au 2e rang de l'Union européenne, la France n'est plus en mesure d'assurer le renouvellement complet des générations. L'ensemble de l'étude s'organise autour de quatre axes : le renforcement de l'articulation entre travail féminin et désir d'enfant ; la mobilisation de nouvelles ressources pour soutenir l'offre ...

FEMME ; TRAVAIL ; DESIR D'ENFANT ; CONFERENCE ; FAMILLE ; FRANCE

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e s’apportent mutuellement parents et enfants adultes résistant aux transformations des structures familiales dans l’Europe du Nord comme du Sud. Quant aux politiques publiques de la famille, elles peuvent donner des réponses fort contrastées à des évolutions similaires, ainsi qu’en témoignent les mesures adoptées récemment en Allemagne, d’une part, et en Lituanie, de l’autre.

Sommaire

Grandes tendances

* Modèles familiaux en Europe.
Des tendances communes mais des différences notables
France Prioux

Gros plan

* Familles recomposées en Belgique.
Des conditions de vie différentes ?
Marie-Thérèse Casman
* Le nom des femmes mariées en Europe
Marie-France Valetas
* Que pensent les Tchèques de la famille ?
Analyse de quelques sondages d’opinion
Jaroslav Blaha

Solidarités intergénérationnelles

* Toujours vivaces au Luxembourg
Monique Borsenberger
* Ancrées dans la tradition en Italie
Cecilia Tomassini

Politiques familiales

* Allemagne : le temps des réformes
Adelheid Hege
* La famille à la mode lituanienne
Marielle Vitureau

* Avant -propos

Parmi les mutations les plus profondes inscrites au bilan du XXe siècle, le passage de la famille aux familles n’est pas l’une des moindres. Où que l’on se situe en Europe, le modèle traditionnel a éclaté, sous l’effet des changements des comportements démographiques, sociaux et sociétaux, pour donner lieu à toutes les déclinaisons possibles d’union et de parentalité. Le constat est banal, mais comme le souligne France Prioux, il recouvre de fortes disparités liées à des parcours nationaux spécifiques. D’où l’idée de braquer le projecteur sur quelques cas d’espèce. Tout d’abord sur la famille recomposée en Belgique qui, selon une enquête approfondie analysée ici par Marie-Thérèse Casman, apparaît, à tous points de vue, relativement proche de la famille classique. Autre zoom, les règles et usages en Europe relatifs aux noms de la femme mariée et des enfants sont décortiqués par Marie-France Valetas. Enfin, pointons le doigt sur un pays, la République tchèque, où l’opinion, d’après des sondages présentés par Jaroslav Blaha, se montre pour le moins versatile sur toutes les questions ayant trait à la vie en couple.

Les transformations radicales intervenues dans les structures familiales n’ont cependant en rien entamé la solidarité entre enfants adultes et parents et inversement, comme le montrent Monique Borsenberger et Cecilia Tomassini en s’appuyant sur les exemples du Luxembourg et de l’Italie où les aides que s’apportent mutuellement les générations selon, certes, des modalités différentes, tiennent une place toujours importante.

Comment toutes ces évolutions ont-elles été prises en compte par les politiques publiques ? Deux types de réponses sont décrits ici, à l’opposé l’un de l’autre. La mise en perspective par Adelheid Hege de la politique de la famille en Allemagne fait ainsi ressortir le virage à 180° pris par l’Etat qui, après avoir longtemps promu l’image de la mère au foyer, s’emploie à trouver les moyens de réconcilier vies professionnelle et familiale. A l’inverse, en Lituanie, la volonté d’encourager une natalité défaillante et des capacités limitées d’accueil des enfants, notamment des touts-petits, ont conduit les autorités à favoriser les familles traditionnelles, fondées sur le mariage.

Tous instantanés, illustratifs de différentes situations en Europe, et qui remplacent avantageusement la photo de la parentèle réunie au grand complet.

* Résumé(s)

Modèles familiaux en Europe
Des tendances communes mais des différences notables
France Prioux

Ce survol de la quasi-totalité des pays membres de l’Union européenne révèle combien la remise en question de l’institution du mariage est désormais une tendance partagée dans l’ensemble de ces Etats. Il existe néanmoins de fortes disparités entre, d’une part, les pays nordiques et la France, précurseurs en la matière, et d’autre part, les pays du Sud progressivement rejoints, à compter des années 1990, par ceux de l’Est où la nuptialité, bien qu’en baisse, reste un comportement courant et précoce. Il en va de même pour l’augmentation des naissances hors mariage tant en termes de tendance globale qu’en termes de différences régionales. Par contre, le distinguo entre grandes régions n’est pas opérant lorsqu’il s’agit des unions hors mariage, avec ou sans enfants, situation encore peu répandue en Pologne comme en Grèce, mais nettement plus fréquente en Estonie et en France. Divorces et ruptures d’union ont également partout augmenté, de façon plus significative encore dans les pays du Sud comme de l’Est (exception faite des pays baltes, proches en cela de leurs voisins nordiques, où les pourcentages étaient déjà parmi les plus élevés depuis les années 1980) y compris en en Espagne, où le divorce n’a été autorisé qu’en 1981. Le clivage Nord-Sud réapparaît dans le cas des familles monoparentales dont le pourcentage est trois plus élevé en Estonie et au Royaume Uni qu’en Italie ou en Grèce.

Familles recomposées en Belgique
Des conditions de vie différentes ?
Marie-Thérèse Casman

Les familles recomposées - c’est-à-dire comportant au moins un enfant issu d’une relation antérieure d’un membre du couple - présentent certaines caractéristiques qui les différencient des autres familles. Une étude réalisée à la demande de la Fondation Roi Baudouin s’intéresse à ces spécificités, en comparant des familles recomposées en Belgique à des familles dites classiques - un homme, une femme et leur(s) enfants(s) - et à des familles monoparentales - une personne seule avec un ou des enfants(s). A partir d’un panel d’environ 3 000 ménages interrogés entre 1992 et 2002, un grand nombre de facettes de la vie des familles recomposées est abordé, permettant de vérifier si les stéréotypes attachés aux différents types de familles sont valables ou pas : quel est le lieu de vie majoritaire de l’enfant ? Avec quelle fréquence rencontre-t-il le parent qui ne vit pas dans le ménage ? La famille recomposée peut-elle être considérée comme plus instable que la famille classique ? Dans quel est le type de logement vit-elle surtout et sa superficie est-elle jugée suffisante ? Rencontre-t-elle plus ou moins de problèmes dans la gestion du budget ? Les enfants ont-ils plus ou moins de difficultés scolaires ? Comment se fait le partage des tâches domestiques ? Pour un certain nombre de ces indicateurs, il apparaît que la famille classique jouit d’une situation plus favorable, suivie par la famille recomposée, alors que la famille monoparentale cumule les difficultés.

Le nom des femmes mariées en Europe
Marie-France Valetas

Dans la plupart des pays de l’Union européenne, jusqu’à une période récente, les systèmes de dénomination n’accordaient pas à l’homme et à la femme un statut équivalent. Ainsi, le nom de l’homme restait immuable, quelle que fut sa situation conjugale alors que le nom de la femme pouvait changer, automatiquement ou à la suite d’un choix, au moment du mariage ou encore du divorce. L’observation des pratiques révèle que les femmes qui se marient conservent rarement leur seule identité première, à l’exception du Portugal où cette situation est bien plus fréquente que le port des deux noms, pratique par contre majoritaire en Belgique, en Italie et au Luxembourg. L’Espagne est le seul pays de l’UE où une large majorité de femmes mariées gardent leur nom de naissance. Parmi les sept pays où les épouses portent massivement le seul nom de leur mari, deux d’entre eux relèvent de contextes opposés. Au Royaume-Uni, le mariage n’a légalement aucune conséquence sur le nom des époux et aucun texte juridique ne règle la transmission patronymique à l’enfant légitime ; 71 % des personnes interrogées tiennent néanmoins à ce que la tradition perdure. En France, une contrainte administrative s’est longtemps exercée allant dans le sens de l’abandon par les femmes de leur nom de naissance, la transmission du nom du père aux enfants légitimes relevant d’une obligation légale. Ce n’est qu’en 2002 qu’une loi est venue ouvrir aux parents le choix du nom de famille à transmettre à leurs enfants.

Que pensent les Tchèques de la famille ? Analyse de quelques sondages d’opinion Jaroslav Blaha

D’après des études sociologiques publiées en 2007, les Tchèques, hommes et femmes, expriment des idées conservatrices concernant la vie en couple. Et pourtant, l’institution du mariage ne fait plus recette. Un mariage sur deux se termine par un divorce et les jeunes de moins de 25 ans ont désormais tendance à privilégier l’union libre. Les femmes, dont 87 % occupent un emploi, se déclarent de plus en plus insatisfaites en ce qui concerne leur vie de couple. Elles sont à l’origine de plus de 65 % des demandes de divorce, dont plus de la moitié sont motivées par l’adultère. Viennent ensuite l’alcoolisme et le désintérêt pour la famille, deux causes de séparation également de plus en plus nombreuses dans les demandes déposées par les hommes. Ces derniers restent solidement attachés à certaines idées reçues : pour 90 % d’entre eux, l’art culinaire est associé à l’image de la bonne épouse ou de la femme idéale et plus de 50 % " rêvent " d’une femme au foyer. Concernant le sujet " tabou " des violences conjugales, seules des estimations d’ONG - qui ont longtemps travaillé dans une semi-clandestinité - peuvent être exploitées. Selon ces données, quatre femmes adultes sur dix ont été victimes de violences. Dans 5 % des cas, les victimes étaient des hommes. Malgré les changements de la législation en 2007, la prise en charge institutionnelle des violences domestiques reste insuffisante.

Solidarités intergénérationnelles
Toujours vivaces au Luxembourg
Monique Borsenberger

Si la famille, notamment traditionnelle, a incontestablement perdu du terrain, la solidarité intergénérationnelle ne semble pas en pâtir. C’est du moins ce qui ressort d’une enquête sur les conditions de vie et de travail au Luxembourg (PSELL-2), réalisée chaque année depuis 1985. Bien que de très petite taille, le Luxembourg représente, en la matière, un cas d’école du fait qu’il abrite une forte proportion (37 %) de ressortissants étrangers dont les parents vivent loin d’eux. L’enquête classe donc les personnes interrogées en deux catégories, selon que leurs parents résident ou non au Luxembourg. Ceci étant, les investigations sont menées dans trois directions : l’impact sur leurs relations de la proximité ou non des lieux de vie des parents et des enfants adultes ; la fréquence de leurs contacts, qu’il s’agisse d’une visite, d’un courrier ou d’une conversation téléphonique ; l’offre de services des enfants à leurs parents (de l’aide pour les soins à la personne au soutien financier) et réciproquement (de la garde des enfants au soutien financier). Les résultats de l’enquête qui, hormis le critère nationaux/étrangers, en fixe de nombreux autres (sexe, âge, statut matrimonial, mode de vie, etc.) fournissent un tableau fort diversifié de ces relations. Il s’en dégage néanmoins deux grandes tendances : la proximité de résidence des ascendants et descendants favorise la solidarité intergénérationnelle, tout comme le fait que les enfants ne vivent pas ou plus en couple.

Solidarités intergénérationnelles
Ancrées dans la tradition en Italie Cecilia Tomassini

Les solidarités intergénérationnelles en Europe du Sud et plus particulièrement en Italie s’expliquent par la solidité des liens familiaux. Phénomènes très courants, la cohabitation entre les générations, la proximité géographique ainsi que la fréquence des contacts entre parents et enfants attestent de la force des solidarités familiales dans ce pays. Cet article analyse la spécificité du contexte démographique dans lequel s’inscrivent ces solidarités intergénérationnelles, comparé aux autres pays européens. Vivre seul ou pas, être aidé ou non dépend tout d’abord de différentes variables démographiques (statut matrimonial, nombre d’enfants, etc.) qui prédisposent les personnes à vivre avec d’autres membres de la famille ou à recevoir de l’aide de leur part. L’auteur se penche également sur d’autres éléments pour expliquer pareille solidité des liens familiaux, comme le facteur culturel et le contexte socio-économique du pays. Ainsi, la " culture familiale " expliquerait la force de ces liens en Italie par opposition aux comportements plus individualistes observés dans les pays du Nord de l’Europe. Enfin, l’auteur propose quelques scénarios pour le futur alors que les interrogations des pouvoirs publics sur la capacité des familles à soutenir les membres les plus âgés se multiplient.

Allemagne : le temps des réformes
Adelheid Hege

Deux facteurs président au changement à la fois de perception et de politique à l’égard de la famille : le déclin de la natalité (1,33 enfant par femme en 2006) et la faible présence des femmes sur le marché du travail. Une approche conservatrice prônant le ménage à revenu unique masculin a longtemps prévalu, favorisée par un contexte économique clément et une conception restrictive de l’emploi féminin. L’orientation des politiques publiques a conforté cet état de choses (peu de crèches, faible incitation fiscale au couple travaillant à deux). Le taux d’emploi à temps plein des femmes diplômées ayant deux enfants est très en deçà de la moyenne française. Au début des années 1990, des mesures fiscales d’accompagnement s’efforcent d’aider à concilier responsabilités professionnelles et familiales. Mais il faut attendre le second gouvernement Schröder pour que l’offre de services de garde devienne une haute priorité, l’Allemagne étant nettement sous-équipée par rapport à d’autres pays européens : l’objectif à moyen terme est d’instituer un droit au placement en crèche. Ce changement de cap qui n’est pas l’apanage des sociaux-démocrates se traduit plus nettement encore avec l’instauration d’une allocation parentale plafonnée à 1 800 euros à laquelle recourent de plus en plus de pères. Désormais considérée comme un outil essentiel pour assurer l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation, les structures péri-scolaires sont désormais encouragées.

La famille à la mode lituanienne
Marielle Vitureau

La résolution adoptée le 3 juin 2008 par le Parlement lituanien instaure la notion de " famille complète " conférée aux unions fondées sur le mariage. Cette décision dont l’initiative revient au Parti conservateur s’inscrit, certes, dans le cadre de la défense des valeurs traditionnelles, mais s’attache aussi à soutenir la reprise de la natalité, amorcée timidement en 2006. Bien qu’ayant recueilli une large majorité parmi les députés, cette résolution suscite un certain nombre de critiques de la part à la fois de juristes, de médias et de relais de la société civile, qui dénoncent ses contradictions avec plusieurs textes fondamentaux aux échelles nationale et internationale, son caractère discriminant avec l’attribution prioritaire des aides de l’Etat aux couples mariés, ainsi que l’influence, à peine masquée, de l’Eglise catholique. L’allongement du congé parental de 1 à 2 ans va également dans le sens d’un retour à la famille classique, en permettant aux parents, et notamment à la mère, de rester à la maison le plus longtemps possible pour assurer la garde des enfants. En réalité, toutes ces mesures, prises sous couvert d’un choix sociétal, cherchent à pallier les carences de l’Etat en ce qui concerne son offre de structures d’accueil des tout-petits avant leur entrée, à 3 ans, à l’école primaire (liste d’attente, équipements insuffisants et vétustes), tandis que celle proposée par la sphère privée reste inaccessible à la majorité de la population.

* Abstract(s)

Family Models in Europe
Common Trends with Significant Differences

This survey of nearly all the European Union member states reveals the extent to which an increasing disregard for marriage is a shared phenomenon. There are, nevertheless, sharp differences between the vanguards, the Scandinavian countries and France, on one hand, and, on the other, countries south, progressively joined since 1990 by those of the East where marriages, while declining somewhat, are still the norm and often entered into at an early age. The same applies to the increase in out-of-wedlock births in terms of overall trends as well as regional differences. To the contrary, there are no regional differences with regard to out-of-wedlock unions with or without children, an infrequent situation in Poland and Greece but clearly more frequent in Estonia and France. Divorces and separations have increased everywhere, more significantly in the South and East (with the exception of the Baltic States, where, approaching that of their Scandinavian neighbors, percentages have been among the highest since the 1980s), including Spain where divorce was only permitted in 1981. The North-South split reappears with regard to single-parent families ; the percentage is three times higher in Estonia and the United Kingdom than in Italy or Greece.

Czech Views on the Family
An Analysis of Several Opinion Polls

According to sociological studies published in 2007, both Czech men and women hold conservative views on couple relationships. Yet, the institution of marriage is no longer revered. One out of two marriages end in divorce and young people under the age of 25 tend to favor free unions. Women, 87% of whom are employed, state that they are increasingly dissatisfied with their life in a couple. They are the instigators of over 65% divorce proceedings, over half for adultery. This is followed by alcoholism, a lack of interest in the family, two motives on the rise with men filing for divorce. The latter remain firmly attached to certain generally accepted ideals : 90% believe that an ability to cook is part of the image of a good wife or ideal woman, and over 50% “dream” of a stay-at-home wife. With regard to the taboo subject of marital violence, only the estimates of NGOs which have long worked mostly under ground are usable. According to their data, four adult women in ten have been victims of violence. In 5% of cases, the victims were men. Despite 2007 legal changes, institutional responsibility is insufficient with regard to domestic violence.

Germany : a Period of Reforms

The change in perception and policy with regard to the family is governed by two factors : the declining birthrate (1.33 children per woman in 2006) and the weak female presence on the job market. A conservative approach favoring the household with a single male income prevails, long bolstered by a clement economic context and restrictive notions of female employment. Public policy decisions have reinforced this state of affairs (few daycare centers, weak tax incentives for the double income family). Fulltime employment rates for the educated woman with two children are much below the French average. In the early 1990s, tax relief aimed at reconciling professional and family responsibilities, but it wasn’t until the second Schröder government that childcare became high priority. Germany is definitely under-equipped compared to other European counties : the mean-term objective is to institute crèche placement rights. This change of course which is not the prerogative of the social democrats has become even more clearly visible with introduction of a 1,800 euro maximum parental allocation, increasingly used by fathers. Considered a means towards ensuring equal educational opportunities, the setting up of an extra-curricular infrastructure is now being encouraged.

Reconstituted Families in Belgium
Different Living Conditions ?

The reconstituted family, i.e., comprising at least one child resulting from a former relationship of one person in the couple - shows some characteristics which differentiates it from other families. A study carried out at the request of the King Baudouin Foundation examines these specificities by comparing blended families in Belgium with families considered to be traditional - a man, a woman and their children - and with single-parent families - one person alone with children. Based on a panel of approximately 3.000 households surveyed between 1992 and 2002, it examines a large number of situations affecting the lives of a reconstituted family to determine whether stereotypes attributed to various types of families are valid or not : where does the child spend most of its time ; how often does it meet the absent parent ; can the blended family be considered more unstable than the traditional family ; in what kind of housing does it live and does it provide sufficient space ; does it more or less frequently encounter budget management problems ; do the children have fewer or lesser problems at school ; how are domestic tasks shared ? Some of these indicators show that the traditional family enjoys a more favorable situation, followed by the reconstituted family, whereas the single-parent family has accumulated difficulties.

The Lithuanian Style Family

The decree adopted by the Lithuanian parliament on June 3, 2008 defines the “complete family” as a marriage-based union. This decision initiated by the conservative party, certainly remains within the context of defending traditional values but also endeavors to encourage increasing the birth rate, which began to rise slightly in 2006. While supported by a large majority of members of parliament, the decree did receive some criticism from the legal profession, the media and civil society which denounced contradictions with several fundamental texts on national and international levels : its discriminatory nature as it grants priority to married couples in the allocation of government aide and it barely conceals the influence of the Catholic Church. The extension of family leave from 1 to 2 years moves in favour of the traditional family, allowing parents, in particularly mothers, to remain at home longer to ensure childcare. Actually, all of these measures, presented as social choices, seek to mitigate government insufficiencies with regard to preschool facilities for under three year olds (waiting lists, inadequate or rundown equipment) while offers from the private sphere remain inaccessible for the majority of the population.

The Surnames of Married Women in the European Union

Until recently the majority of European countries did not grant equal surname status to men and to women. Thus, a man’s surname did not change whatever his marital status while a woman’s maiden name could change either automatically or by choice at the time of marriage or divorce. In practice, women who marry seldom keep just their maiden name, with the exception of Portugal where this is much more frequent than using both surnames, as the majority of women in Belgium, Italy and Luxemburg do. Spain is the only EU country where a vast majority of married women keep their maiden name. Among the seven countries in which the majority of women take their husbands name, two do this is for opposing reasons. In the United Kingdom, where marriage has no legal consequence for the couple’s surnames and no law determines patronymic transmission to a legitimate child, 71% of those questioned wish to continue the tradition. In France, where administrative constraints have long encouraged women to abandon their maiden names, the transmission of the father’s name to his legitimate children is a legal obligation. It was only in 2002 that a law passed giving parents the right to chose the family name they pass on to their children.

Solidarity between Generations in Luxemburg : still robust

While the family, in particular the traditional family, has lost ground, this does not seem to have damaged solidarity between generations. At least this is what been revealed by a study of living and working conditions in Luxemburg (PSELL-2) carried out each year since 1985. Although very small, Luxembourg is a case study in that it contains a large number (37%) of foreign nationals who live far from their parents. The study divides the people questioned into two categories according to whether their parents live or do not live in Luxemburg. The study then takes three directions : the impact of proximity or lack of proximity on the lives of parents and their adult children ; contact frequency, whether by a visit, a letter or a phone call ; aid from children to parents (from personal assistance to financial aid) and reciprocity (from childcare to financial aid). The study results show that, beyond the foreign national/national criterion, many others (sex, age, marital status, lifestyle, etc.), provide an extremely diverse spectrum of relations. However, two mains trends emerge : the proximity of ascendants and descendants and the fact that the children don’t live in a couple encourage solidarity between generations.

Solidarity between Generations in Italy : deep-rooted in tradition

Strong family ties have been characterising intergenerational exchanges in Southern Europe and particularly in Italy. High level of intergenerational coresidence, close geographical proximity between generations and frequent contacts between parents and children are significant proxies of the strong family solidarity in this country. This article explores the demographic background of intergenerational exchanges in Italy compared to other European countries. Whether to live alone or not, and whether one receives help, depend firstly on key demographic variables (e.g. marital status, children availability, etc..) which affect people’s opportunities for living with other family members or of receiving help from them. Additionally it provides some explanations for such solid family network, including the cultural background and the socio-economic context of the country. So, the “familistic culture” has been used to explain the strong family ties in Italy against more individualistic attitudes that characterise Northern European countries. Finally it offers some possible scenarios for the future in order to respond to the growing concern from policy makers on the availability of family support for older people.

* Auteur(s)

Jaroslav Blaha
Analyste-rédacteur à la Documentation française

Monique Borsenberger
Chargée de recherche, Unité Population et Emploi, Centre d’études de populations, de pauvreté et de politiques socio-économiques/International Network for Studies in Technology, Environment, Alternatives, Development (CEPS/INSTEAD), Differdange (Luxembourg)

Marie-Thérèse Casman
Institut des sciences humaines et sociales, université de Liège, Belgique

Adelheid Hege
Responsable de la Chronique internationale de l’Institut de recherches économiques et sociales (IRES)

France Prioux
Directrice de recherche à l’Institut national d’études démographiques (INED), Unité de recherche " Fécondité, famille, sexualité "

Cecilia Tomassini
Professeur à l’université de Molise, Campobasso, Italie

Marie-France Valetas
Institut national d’études démographiques (INED)

Marielle Vitureau
Journaliste indépendante basée à Vilnius