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Documents  Amsterdam | enregistrements trouvés : 10

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- 420 p.
Cote : 203 BOG

Le féminisme fait souvent office de faire-valoir à tous les programmes, émancipateurs Ou non. Du côté du bloc au pouvoir, les "droits des femmes" sont devenus un argument du maintien de l'ordre, des lois islamophobes à la politique d'incarcération des non-Blancs. Parmi les progressistes, le féminisme est une lutte parmi d'autres, qu'on cite volontiers entre I'antilibéralisme et la défense de l'environnement. A l'inverse, ce livre propose de donner toute sa portée au féminisme, de restaurer sa vocation révolutionnaire, de clarifier sa contribution à tout projet de bouleversement de l'ordre des choses. En quoi transformer la famille, la sexualité, l'organisation de la reproduction sociale et biologique, le travail domestique ou encore le travail affectif implique-t-il de révolutionner la vie quotidienne, la santé, la culture, le travail salarié, le logement, la vie collective, les allocations sociales ? Comment les apports du féminisme noir permettent-ils de repenser le dépérissement de l'Etat ? Ce recueil, regroupant des textes fondateurs du féminisme marxiste et des articles plus contemporains, est un manuel à l'usage de celles et ceux qui ne se satisfont pas de transformations partielles, mais qui entendent changer le système dans sa totalité.
Le féminisme fait souvent office de faire-valoir à tous les programmes, émancipateurs Ou non. Du côté du bloc au pouvoir, les "droits des femmes" sont devenus un argument du maintien de l'ordre, des lois islamophobes à la politique d'incarcération des non-Blancs. Parmi les progressistes, le féminisme est une lutte parmi d'autres, qu'on cite volontiers entre I'antilibéralisme et la défense de l'environnement. A l'inverse, ce livre propose de ...

LUTTE FEMINISTE ; VIOLENCES FAITES AUX FEMMES ; GESTATION POUR AUTRUI ; PROSTITUTION

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V

- 285 p.
Cote : 701 CON

Articulant théorie et récits de vie, Raewyn Connell dessine une cartographie complexe et nuancée des masculinités. Elle met au jour l’existence, au sein de l’ordre de genre, d’une masculinité hégémonique qui vise à assurer la perpétuation de la domination des hommes sur les femmes. Contre tout masculinisme, Connell nous montre que la masculinité hégémonique, sans cesse ébranlée et mise à l’épreuve dans le vécu des hommes, n’est ni définitive ni le seul schéma de masculinité disponible. On ne peut alors l’analyser sans s’intéresser à ses pendants, les masculinités complices, subordonnées ou encore marginalisées. Ces textes choisis de la sociologue australienne, présentés par Meoïn Hagège et Arthur Vuattoux, démontrent que les études sur les masculinités peuvent nous servir d’outils concrets, que ce soit pour ménager un espace des masculinités possibles hors de l’hégémonie ou pour prendre à bras le corps la question de la lutte contre le VIH/sida.
Articulant théorie et récits de vie, Raewyn Connell dessine une cartographie complexe et nuancée des masculinités. Elle met au jour l’existence, au sein de l’ordre de genre, d’une masculinité hégémonique qui vise à assurer la perpétuation de la domination des hommes sur les femmes. Contre tout masculinisme, Connell nous montre que la masculinité hégémonique, sans cesse ébranlée et mise à l’épreuve dans le vécu des hommes, n’est ni définitive ni ...

CONDITION MASCULINE ; HOMME ; GENRE ; LGBT ; TRANSGENRE ; SEXUALITE ; HOMOSEXUALITE ; VIH/ SIDA

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- 357 p.
Cote : 205 BOU

Queer zones 3 est le dernier volume d'une trilogie qui offre un panorama du "queer made in France" tel qu'il s'est développé depuis dix ans. Marie-Hélène Bourcier y poursuit ses analyses des politiques sexuelles et des zones "érogènes" hautement politiques identifiées dès Queer Zones 1 comme espaces de transformation subjective et sociale : le SM, la post-pornographie et les subcultures trans. Elle y souligne les conséquences politiques du refus français d'un cultural turn, dont les effets se font sentir à travers un canon universitaire étriqué et excluant, mais aussi, plus généralement, dans les politiques de l'identité pratiquées en France. Queer Zones 3 s'affirme comme un moment de rupture assumée avec les politiques LGBT officielles, dont l'homonationalisme et l'agenda homonormatif sont aux antipodes des projets politiques queer. Pour Marie-Hélène Bourcier, ces politiques participent d'une gouvernementalité des minorités qui contredit l'un des fondamentaux des luttes féministes, antiracistes et queer : l'empowerment. Queer Zones 3 est ainsi une réflexion sur les ressources et l'orientation de notre "queerisation", un appel à l'action et à la créativité politique, qui s'efforce de dégager les conditions d'une nouvelle "désorientation sexuelle" visant à bouleverser notre conception moderne de l'homosexualité et de l'hétérosexualité.
Queer zones 3 est le dernier volume d'une trilogie qui offre un panorama du "queer made in France" tel qu'il s'est développé depuis dix ans. Marie-Hélène Bourcier y poursuit ses analyses des politiques sexuelles et des zones "érogènes" hautement politiques identifiées dès Queer Zones 1 comme espaces de transformation subjective et sociale : le SM, la post-pornographie et les subcultures trans. Elle y souligne les conséquences politiques du refus ...

GENRE ; FEMINISME ; LGBT ; LUTTE FEMINISTE ; RACISME ; ORIENTATION SEXUELLE ; HETEROSEXUALITE ; PORNOGRAPHIE ; PROSTITUTION

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- 249 p.
Cote : 205 BUT

Judith Butler opère dans Ces corps qui comptent une reformulation de ses vues sur le genre en répondant aux interprètes de son précédent livre, qui y voyaient l'expression d'un volontarisme (on pourrait « performer » son genre comme on joue un rôle au théâtre, on pourrait en changer comme de chemise) et d'un idéalisme (le genre ne serait qu'une pure construction culturelle ou discursive, il n'y aurait pas de réalité ou de substrat corporel derrière le genre). Selon l'auteure, la prise en compte de la matérialité des corps n'implique pas la saisie effective d'une réalité pure, naturelle, derrière le genre : le sexe est un présupposé nécessaire du genre, mais nous n'avons et n'aurons jamais accès au réel du sexe que médiatement, à travers nos schèmes culturels. Autrement dit, le sexe, comme le genre, constitue une catégorie normative, une norme culturelle, donc historique, régissant la matérialisation du corps. Il importe dans cette perspective de souligner que le concept de matière a une histoire, et qu'en cette histoire sont sédimentés des discours sur la différence sexuelle. Or, si certains corps (par exemple les corps blancs, mâles et hétérosexuels) sont valorisés par cette norme, d'autres (par exemple les corps lesbiens ou noirs) sont produits comme abjects, rejetés dans un dehors invivable parce qu'ils ne se conforment pas aux normes. À travers une reprise critique du concept foucaldien de « contrainte productive », Judith Butler va, loin de tout volontarisme, s'efforcer de ressaisir la façon dont les corps, informés par des normes culturelles, peuvent défaire ces normes et devenir le lieu d'une puissance d'agir transformatrice. Cette réflexion sur la matérialité des corps et les limites discursives du sexe est donc indissociablement épistémologique et politique. Extrait : « Il est bien sûr nécessaire d'énoncer aussi clairement que possible que le théoricien n'est absolument pas obligé de choisir entre, d'une part, la présupposition de la matérialité et, d'autre part, sa négation. [...] Problématiser la matière des corps peut sans doute entraîner la perte de certaines de nos certitudes épistémologiques, mais ne peut aucunement être assimilé à une forme de nihilisme politique. [...] Cette déstabilisation de la « matière » peut être envisagée comme l'ouverture à de nouvelles possibilités, à de nouvelles manières pour les corps de compter [to matter]. »
Judith Butler opère dans Ces corps qui comptent une reformulation de ses vues sur le genre en répondant aux interprètes de son précédent livre, qui y voyaient l'expression d'un volontarisme (on pourrait « performer » son genre comme on joue un rôle au théâtre, on pourrait en changer comme de chemise) et d'un idéalisme (le genre ne serait qu'une pure construction culturelle ou discursive, il n'y aurait pas de réalité ou de substrat corporel ...

GENRE ; CORPS ; ORIENTATION SEXUELLE ; IDENTITÉ SEXUELLE ; ROLE FEMININ-MASCULIN ; HOMOSEXUALITE FEMININE ; BISEXUALITE

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V

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256 p.

Cote : 205 BOU

Publié pour la première fois en 2001, ce livre pionnier a permis l'ouverture d'un espace théorique et politique queer en France. Il s'agit d'une boîte à outils destinée aux activistes en quête de cultures et de politiques sexuelles qui ne soient pas (homo ou hétéro) normatives. Stimulants et provocants, les textes réunis dans ce recueil constituent également une introduction critique à la déconstruction des genres et aux travaux de Judith Butler et de Michel Foucault. Ils mettent de plus en évidence l'apport des subcultures trans, butch et SM à une réflexion plus large sur les relations entre pouvoir et savoir, ainsi que le formidable potentiel des sexualités dissidentes et la continuité politique entre féminisme pro-sexe et activisme queer. Cette nouvelle édition comprend trois essais inédits sur le " devenir femme " de Deleuze, l'utopie sexuelle urbaine de Gayle Rubin et la post-pornographie
Publié pour la première fois en 2001, ce livre pionnier a permis l'ouverture d'un espace théorique et politique queer en France. Il s'agit d'une boîte à outils destinée aux activistes en quête de cultures et de politiques sexuelles qui ne soient pas (homo ou hétéro) normatives. Stimulants et provocants, les textes réunis dans ce recueil constituent également une introduction critique à la déconstruction des genres et aux travaux de Judith Butler ...

IDENTITÉ SEXUELLE ; GENRE ; ORIENTATION SEXUELLE ; HOMOSEXUALITE ; HOMOSEXUALITE FEMININE ; TRANSGENRE

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- 119 p.
Cote : 201 WIT

En 1978, Monique Wittig clôt sa conférence sur « La Pensée straight » par ces mots : « Les lesbiennes ne sont pas des femmes. » L’onde de choc provoquée par cet énoncé n’en finit pas de se faire ressentir, aujourd’hui encore, dans la théorie féministe et au-delà. En analysant l’aspect fondateur de la « naturalité » supposée de l’hétérosexualité au sein de nos structures de pensées, que ce soit par exemple dans l’anthropologie structurale ou la psychanalyse, Monique Wittig met au jour le fait que l’hétérosexualité n’est ni naturelle, ni un donné : l’hétérosexualité est un régime politique. Il importe donc, pour instaurer la lutte des « classes », de dépasser les catégories « hommes »/« femmes », catégories normatives et aliénantes. Dans ces conditions, le fait d’être lesbienne, c’est-à-dire hors-la-loi de la structure hétérosexuelle, aussi bien sociale que conceptuelle, est comme une brèche, une fissure permettant enfin de penser ce qui est « toujours déjà là ».
En 1978, Monique Wittig clôt sa conférence sur « La Pensée straight » par ces mots : « Les lesbiennes ne sont pas des femmes. » L’onde de choc provoquée par cet énoncé n’en finit pas de se faire ressentir, aujourd’hui encore, dans la théorie féministe et au-delà. En analysant l’aspect fondateur de la « naturalité » supposée de l’hétérosexualité au sein de nos structures de pensées, que ce soit par exemple dans l’anthropologie structurale ou la ...

FEMME ; IDENTITÉ SEXUELLE ; GENRE ; ANNÉES 70 ; HOMOSEXUALITE

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V

- 179 p.
Cote : 202 TAR

Les sept entretiens réunis dans ce livre traitent de l’ensemble des questions – parité, PACS, mariage homosexuel, homoparentalité, procréation médicale assistée, accouchement sous X, prostitution, pornographie, violences sexuelles, voile, communautarisme… – qui ont agité le mouvement féministe depuis la première affaire du foulard, en 1989. Si certains de ces sujets d’étude, de réflexion et d’action ne sont pas nouveaux au regard de l’histoire du féminisme français – la question de la représentation politique et celle de la prostitution sont, par exemple, consubstantiellement liées aux théories et aux combats des féministes dites de la première vague (1880-1940) – d’autres, tel le foulard islamique, sont, par contre, relativement neufs. Le choix de la période chronologique (1989-2005) et de l’exhaustivité des sujets traités s’explique par le projet qui sous-tend le livre. Pourquoi, en effet, avoir choisi de faire, aujourd’hui, un livre intitulé Les Féminismes en questions ? Et pourquoi lui avoir donné comme sous-titre Éléments pour une cartographie ? L’une des idées reçues à laquelle s’attaque ce livre, idée couramment et banalement véhiculée depuis la fin des années 1970, est celle de l’implosion du mouvement féministe français. Les polémiques d’aujourd’hui auraient, nous dit-on, brisé le bel unanimisme d’hier, entrainant une « atomisation » du mouvement. L’unité du Mouvement de libération des femmes (MLF) aurait ainsi été balayée, après la traversée du désert des années 1980, par l’arrivée sur le devant de la scène de « microféminismes » acrimonieux et concurrents qui se seraient engagés, notamment par voie de presse, dans une véritable guerre de tranchées. Dans cette optique, on se trouverait désormais en France depuis la première affaire du foulard en 1989 – à l’image des sex wars que les États-Unis ont connues dans les années 1980 – devant des « conflits armés » entre féministes et/ou intellectuelles médiatisées qui seraient illustrés par la virulence, voire la violence dans certains cas, des propos tenus dans les débats sus-cités et des antagonismes idéologiques et politiques qui les sous-tendent.

Curieuse distorsion de l’histoire, en vérité, que cette vision très utopiste et naïve, car, d’unité et d’unanimisme, il n’a guère été question dans le mouvement féministe français qui ne fut fondé à l’origine, comme le rappelle justement Christine Bard dans son introduction à Les Filles de Marianne, ni sur une doctrine figée, ni sur un mouvement monolithique : « Dans les premières années du xxe siècle, le féminisme recouvre des conceptions et des sensibilités opposées. Une « avant-garde », radicale, révolutionnaire, très minoritaire, revendique une égalité totale qui implique de profonds bouleversements des rôles sexuels. Une tendance réformiste, majoritaire, représentée par les grandes associations féministes, milite pour l’amélioration progressive de la condition des femmes et concentre ses efforts sur les réformes juridiques. Une tendance modérée, essentiellement suffragiste et politiquement conservatrice, se constitue dans les années 1920. Mais on ne peut parler d’un féminisme de droite, du centre, de gauche, car les clivages entre militantes sont parfois indépendants de cette géographie partisane.

http://www.editionsamsterdam.fr/extraits/Taraud_Feminismes_en_Questions_Intro.htm
Les sept entretiens réunis dans ce livre traitent de l’ensemble des questions – parité, PACS, mariage homosexuel, homoparentalité, procréation médicale assistée, accouchement sous X, prostitution, pornographie, violences sexuelles, voile, communautarisme… – qui ont agité le mouvement féministe depuis la première affaire du foulard, en 1989. Si certains de ces sujets d’étude, de réflexion et d’action ne sont pas nouveaux au regard de l’histoire ...

FEMINISME

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- 177 p.
Cote : 213.11 FOU

Les auteurs : Étienne Balibar, Sidi Mohammed Barkat, Saïd Bouamama, Dounia Bouzar, Pierre Bourdieu, Christine Delphy, Jean-Pierre Dubois, Driss El Yazami, Françoise Gaspard, Nilüfer Göle, Catherine Grupper, Nacira Guénif, Faride Hamana, Farhad Khosrokavar, Azadeh Kian Thiébaut, Laurent Lévy, Charlotte Nordmann, Bertrand Ogilvie, Todd Shepard, Emmanuel Terray, Pierre Tévanian, Pierre Tournemire et Jérôme Vidal.

A lire aussi les contributions en ligne de Cecilia Baeza et Marielle Debos ; Haroun Jamous ; et Laurent Lévy.

Ce recueil d'interventions et de documents s'adresse à tous ceux qui souhaitent en savoir un peu plus sur la réalité du foulard en France et les enjeux véritables de la polémique qui, depuis 1989, est régulièrement relancée. Les auteurs, dont plusieurs sont spécialistes du sujet, partagent un même désir de dépassionner les débats et un même refus des manipulations démagogiques. Ils visent à jeter sur la laïcité et le port du foulard un éclairage politique, sociologique et historique, et à mettre en évidence leur profonde ambiguïté. Ils s'attachent aussi à analyser les mécanismes qui contribuent à la production d'un "problème" du foulard en France aujourd'hui. Ce sont nos conceptions et nos représentations de la démocratie, de la laïcité, mais aussi du féminisme et de l'islam, qui se trouvent ainsi discutées et mises en question. Ce livre constitue une précieuse synthèse, en même temps qu'une contribution originale au débat.
Les auteurs : Étienne Balibar, Sidi Mohammed Barkat, Saïd Bouamama, Dounia Bouzar, Pierre Bourdieu, Christine Delphy, Jean-Pierre Dubois, Driss El Yazami, Françoise Gaspard, Nilüfer Göle, Catherine Grupper, Nacira Guénif, Faride Hamana, Farhad Khosrokavar, Azadeh Kian Thiébaut, Laurent Lévy, Charlotte Nordmann, Bertrand Ogilvie, Todd Shepard, Emmanuel Terray, Pierre Tévanian, Pierre Tournemire et Jérôme Vidal.

A lire aussi les contributions en ...

VOILE ISLAMIQUE ; ISLAM ; FEMME D'ORIGINE MAGHRÉBINE ; FEMME

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- 208 pages
Cote : 108 FAS

Dans L'Inversion de la question homosexuelle, Éric Fassin inscrit les débats français, du pacs à l'ouverture du mariage, et de l'homoparentalité à l'homophobie, dans une réflexion plus large sur les enjeux actuels de l'homosexualité. Sans doute s'agit-il ici d'égalité des droits ; mais en même temps se joue une critique des normes, au nom de ce qu'on peut appeler la démocratie sexuelle. Dans ce contexte, l'homosexualité et l'homophobie, de même que la conjugalité et la famille, demandent à être repensées stratégiquement.

Pour le sociologue, ces débats marquent une rupture historique - une inversion de la question homosexuelle. Si depuis un siècle la psychanalyse, l'anthropologie et la sociologie interrogeaient l'homosexualité, c'est aujourd'hui la politique gaie et lesbienne qui met en question ces disciplines et, au-delà, nos sociétés. L'évidence des normes a cédé la place à une interrogation sur le processus normatif. Trouble dans la norme, donc : le normal se découvre normé. L'ordre symbolique ne va plus de soi ; il se révèle à la fois historique et politique, autrement dit sujet au changement et ouvert à la négociation.
Dans L'Inversion de la question homosexuelle, Éric Fassin inscrit les débats français, du pacs à l'ouverture du mariage, et de l'homoparentalité à l'homophobie, dans une réflexion plus large sur les enjeux actuels de l'homosexualité. Sans doute s'agit-il ici d'égalité des droits ; mais en même temps se joue une critique des normes, au nom de ce qu'on peut appeler la démocratie sexuelle. Dans ce contexte, l'homosexualité et l'homophobie, de même ...

IDENTITÉ SEXUELLE ; ORIENTATION SEXUELLE ; HOMOSEXUALITE ; PACS ; MARIAGE ; ADOPTION ; DROIT ; HOMOPARENTALITÉ ; SOCIETE ; SOCIOLOGIE ; FRANCE

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- 311 p.
Cote : 205 BUT


" Faire " son genre implique parfois de défaire les normes dominantes de l'existence sociale. La politique de la subversion qu'esquisse Judith Butler ouvre moins la perspective d'une abolition du genre que celle d'un monde dans lequel le genre serait " défait ", dans lequel les normes du genre joueraient autrement, tout autrement. Que le genre puisse être défait présuppose en effet qu'il est un " faire " susceptible de transformations et non une structure figée et immuable. Ce livre, qui constitue un retour critique sur les analyses développées par l'auteure dans Trouble dans le genre, s'inscrit dans une démarche indissociablement théorique et pratique : il s'agit, en s'appuyant sur les théories féministe et queer, de faire la genèse de la production du genre et de travailler à défaire l'emprise des formes de normalisation qui rendent certaines vies invivables, ou difficilement vivables, en les excluant du domaine du possible et du pensable. La critique des normes qui gouvernent le genre, avec plus ou moins de succès, s'inscrit donc ici dans un effort pour dégager les conditions de la perpétuation ou de la production de formes de vie plus vivables, plus désirables et moins soumises à la violence. Judith Butler s'attache notamment dans les présents essais - ancrés dans l'actualité des politiques et des savoirs du genre, de la sexualité et de la parenté -, à mettre en évidence les contradictions auxquelles sont confrontés ceux et celles qui s'efforcent de penser et transformer le genre. Défaire le genre manifeste en particulier un vif souci de la façon dont les luttes pour la reconnaissance et l'égalité sont susceptibles, pour ainsi dire malgré elles, de contribuer à l'invisibilisation et à l'exclusion de certain-es. Sans prétendre toujours dépasser ces contradictions, ce livre semble en définitive suggérer la possibilité de leur traitement politique : " La tâche de tous ces mouvements me paraît être de distinguer entre les normes et les conventions qui permettent aux gens de respirer, désirer, aimer et vivre, et les normes et les conventions qui restreignent ou minent les conditions de la vie elle-même. La critique des normes de genre doit se situer dans le contexte des vies telles qu'elles sont vécues et doit être guidée par la question de savoir ce qui permet de maximiser les chances d'une vie vivable et de minimiser la possibilité d'une vie insupportable ou même d'une mort sociale ou littérale. " pixel

" Faire " son genre implique parfois de défaire les normes dominantes de l'existence sociale. La politique de la subversion qu'esquisse Judith Butler ouvre moins la perspective d'une abolition du genre que celle d'un monde dans lequel le genre serait " défait ", dans lequel les normes du genre joueraient autrement, tout autrement. Que le genre puisse être défait présuppose en effet qu'il est un " faire " susceptible de transformations et non ...

GENRE ; RAPPORTS HOMME-FEMME ; IDENTITÉ SEXUELLE ; ORIENTATION SEXUELLE ; TRANSGENRE ; HOMOPARENTALITÉ ; VIOLENCE SEXUELLE ; INCESTE

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