Déposez votre fichier ici pour le déplacer vers cet enregistrement.

Enfanter où je veux et comme je veux : plaidoyer pour l'extension de la lutte féministe pour les droits à disposer de son corps. NEGRIE Laëtitia | Planning Familial Hérault (34) 12/2011

Mémoire MFPF

UV

- 58 p.
Cote : 203 NEG

Après des années de luttes, la femme accède à la maîtrise de sa fécondité. Depuis, les mouvements féministes n'ont cessé de lutter pour l'égalité entre les hommes et les femmes. Depuis plus de quarante ans les mouvements féministes s’attellent à décortiquer tous les aspects de la vie des femmes afin de tenter de les libérer de toutes les dominations dont elles font l'objet. Parmi celles-ci, la question de la maternité n'a pas été épargnée. À l'heure où Elisabeth Badinter publie " le conflit, la femme et la mère ", nombre de féministes affirment que la fonction maternelle en elle-même attente à la liberté de la femme. Parmi tous ces combats, tous ces acquis, et alors que l'on questionne cette fonction maternelle, il semble qu'il y ait un dernier rempart à franchir pour permettre aux femmes de maîtriser totalement et intégralement leur fécondité. C'est le rempart oublié, ignoré, mais surtout invisible qui entoure la prise en charge de la grossesse et de l'accouchement. Événements que ne peuvent vivre que les femmes, et qu'elles peuvent choisir de vivre ou non. Grossesse qui ne dure que 9 mois dans une vie, pour celles qui l'ont choisie. Accouchement, qui ne dure désormais, que quelques heures. Instants furtifs, anodins, banalisés... qui semblent parfois tomber dans l'indifférence... Pourtant, ces moments de vie sont aujourd'hui sous l'emprise du pouvoir médical. Celui-ci nie les droits les plus fondamentaux à disposer de son corps et à choisir ce qui est bon pour soi. Le pouvoir médical peut parfois faire terriblement violence. J'ai donc essayé, à partir d'un ensemble d'éléments historiques, sociologiques, physiologiques et médicaux, de mettre à jour et d'expliquer les ressorts de la domination du corps médical sur celui des femmes en matière de prise en charge de la grossesse et de l'accouchement. Malgré la peur du naturalisme qui assigne le féminin, les mouvements féministes se doivent aujourd'hui d'étendre et de poursuivre leurs luttes en rendant visible ce phénomène et en agissant pour le droit intégral à disposer librement de son corps. Parce que la grossesse et l'accouchement font partie de la sexualité des femmes, parce que ce sont des événements singuliers qui peuvent, selon la façon dont ils se déroulent, constituer une atteinte à l'intégrité physique et psychique de celles qui les vivent, ou au contraire être un tremplin particulier d'élaboration d'estime et de confiance en soi.
Après des années de luttes, la femme accède à la maîtrise de sa fécondité. Depuis, les mouvements féministes n'ont cessé de lutter pour l'égalité entre les hommes et les femmes. Depuis plus de quarante ans les mouvements féministes s’attellent à décortiquer tous les aspects de la vie des femmes afin de tenter de les libérer de toutes les dominations dont elles font l'objet. Parmi celles-ci, la question de la maternité n'a pas été épargnée. À ...

ASPECT SOCIO-CULTUREL ; ASPECT SOCIOLOGIQUE ; GROSSESSE ; ACCOUCHEMENT ; IMAGE DES FEMMES ; LUTTE FEMINISTE ; SUIVI DE LA GROSSESSE ; ACCOUCHEMENT SANS DOULEUR ; FEMME ; FRANCE

... Lire [+]

Filtrer

Type
Date de parution
Date d'indexation

0

Dossiers

 
Z