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Documents  Science politique | enregistrements trouvés : 2

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2V

- 830 p.
Cote : 202 CHA w

Née d’une interrogation quant au fonctionnement de la mémoire, cette thèse prend pour objet les évocations du passé exprimées par les militantes de la cause des femmes, en France, aujourd’hui. Inspirée par la sociologie de la mémoire de Maurice Halbwachs et par la sociologie de l’action collective, cette recherche vise à comprendre comment des représentations partagées du passé peuvent émerger dans un mouvement social aussi ouvert, pluriel et clivé que celui de l’espace de la cause des femmes. A partir de récits de vie, d’entretiens projectifs, d’observations ethnographiques et grâce au dépouillement d’un large corpus d’archives écrites, cette thèse s’emploie à démontrer que l’existence d’une mémoire collective féministe repose principalement sur trois facteurs. Premièrement, il existe un consensus fort, au sein de l’espace de la cause des femmes, autour de la nécessité de visibiliser les femmes dans l’histoire. Ce « devoir de mémoire féministe » fournit aux militantes des raisons politiques de s’intéresser au passé, en particulier au passé des femmes, et de l’actualiser régulièrement par des actions collectives. Deuxièmement, au niveau mezzo social, des représentations du passé peuvent être partagées par différents collectifs si des débats politiques présents impliquent le rassemblement, ou si les rapports de pouvoir internes (associés à une répartition différenciée des ressources) permettent à l’un des groupes d’imposer aux autres sa vision du passé. Ces convergences restent néanmoins éminemment conjoncturelles, fragiles et donc peu propices à l’élaboration de ce qui constituerait une « histoire officielle » féministe. Troisièmement, au niveau microsocial, les histoires personnelles de chaque militante donnent lieu à des récits comparables et au recours à des
formes narratives identiques. C’est l’affirmation selon laquelle « le privé est politique » qui permet, en dépit des différences de vécus, l’existence chez les féministes d’une grille d’interprétation du passé commune centrée sur l’affirmation de soi comme sujet autonome. En effet, au nom d’une politisation de l’intime, il existe dans l’espace de la cause des femmes, depuis les années 1970, des pratiques de partage de vécus privés en collectif qui conduisent les militantes à exposer régulièrement leurs trajectoires biographiques au sein d’« espaces du dicible » féministes. Cette thèse montre in fine que c’est dans ce cadre, par un processus d’encadrement réciproque des discours biographiques, que se réalise une homogénéisation des souvenirs des militantes.
Née d’une interrogation quant au fonctionnement de la mémoire, cette thèse prend pour objet les évocations du passé exprimées par les militantes de la cause des femmes, en France, aujourd’hui. Inspirée par la sociologie de la mémoire de Maurice Halbwachs et par la sociologie de l’action collective, cette recherche vise à comprendre comment des représentations partagées du passé peuvent émerger dans un mouvement social aussi ouvert, pluriel et ...

POLITIQUE ; SEXUALITE ; FEMINISME ; HISTOIRE ; PLANNING FAMILIAL ; MILITANTISME ; FEMME ; GENRE ; LUTTE FEMINISTE ; FRANCE ; TEMOIGNAGE

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- 203 p.
Cote : 205 MAR

Cet ouvrage conjointement réalisé par Bérengère Marques-Pereira, Petra Meier et David Paternotte, étudie la problématique « genre et politique » au-delà, en-deçà, voire à côté de l’État. À l’heure de la globalisation, il s’intéresse aux relations entre mouvements de femmes, politiques publiques destinées à promouvoir l’égalité des sexes et dynamiques transnationales et multi-niveaux. Il déplace le regard de l’enceinte étatique, espace d’analyse privilégié des recherches sur genre et politique, vers un monde complexe, dans lequel les arènes de pouvoir se multiplient, s’enchevêtrent et interagissent. Il examine les défis posés par cet environnement et la manière dont acteurs politiques et sociaux s’en saisissent. Il s’interroge sur les « voyages » du concept de genre et sur sa transformation. Ce livre, un des premiers en français sur cette thématique, réunit des politologues, des historiennes et des sociologues de Belgique, du Chili, de France, du Québec et de Suisse.
Cet ouvrage conjointement réalisé par Bérengère Marques-Pereira, Petra Meier et David Paternotte, étudie la problématique « genre et politique » au-delà, en-deçà, voire à côté de l’État. À l’heure de la globalisation, il s’intéresse aux relations entre mouvements de femmes, politiques publiques destinées à promouvoir l’égalité des sexes et dynamiques transnationales et multi-niveaux. Il déplace le regard de l’enceinte étatique, espace d’analyse ...

FEMINISME ; EGALITE FEMME HOMME ; GENRE ; MOUVEMENT DE FEMMES ; RAPPORTS SOCIAUX DE SEXE ; PATRIARCAT ; POLITIQUE ; POLITIQUE SOCIALE ; FRANCE ; BELGIQUE ; HISTOIRE ; XIXe SIECLE ; XXe SIECLE ; MILITANTISME ; LUTTE FEMINISTE ; FEMINISME UNIVERSALISTE ; AMERIQUE LATINE ; EUROPE ; RACISME ; UNION EUROPEENNE ; SCIENCE ; FEMME ; RECHERCHE SCIENTIFIQUE ; SCIENCE HUMAINE ; ASPECT INTERNATIONAL ; SOLIDARITE

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