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Documents  Mauconduit | enregistrements trouvés : 2

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- 240 p.
Cote : R FOU

« J’enrage du rythme de dingue, de me sentir écartelée entre le taf, la vie de famille, l’amour avec mon homme, la difficulté d’être maman et maîtresse dans le même espace-temps, le perpétuel manque de fric, la nécessité de la création. Tout ce business est le fruit de mes choix de vie, mais bon dieu, y’a des moments, je te jure, où l’amertume pourrait m’attraper dans sa main glacée. » L’histoire de l’héroïne commence à Longwy, en Lorraine. Ses parents, descendants d’immigrés polonais et italiens, sont ouvriers, en lutte comme des milliers d’autres dans cette région où l’industrie sidérurgique portée par Usinor- Sacilor finit de s’écrouler. Une casse humaine dont la famille réchappe en quittant la région, en changeant de vie. Aujourd’hui, elle a quarante ans et une liberté revendiquée. Comme une « grande » et comme tant de femmes d’aujourd’hui, elle élève son fils, pilotant « seule, vaille que vaille, un rafiot conçu à deux ». Pas si simple de tout mener de front et vivre intensément. C’est en déambulant dans les rues et les bistrots de l’Est parisien – Belleville, Ménilmontant, Bastille… qu’elle va pouvoir rebattre les cartes et retrouver une nouvelle énergie. Ce road-movie urbain est ponctué de souvenirs de son enfance près des hauts-fourneaux – joyeuse, malgré les galères - et de dialogues tendres avec son fils . Il raconte aussi les rencontres, l’amour, le sexe. Et l’incessante recherche de compromis avec « l’autre, qu’on a aimé », le père de l’enfant, aujourd’hui envolé.
« J’enrage du rythme de dingue, de me sentir écartelée entre le taf, la vie de famille, l’amour avec mon homme, la difficulté d’être maman et maîtresse dans le même espace-temps, le perpétuel manque de fric, la nécessité de la création. Tout ce business est le fruit de mes choix de vie, mais bon dieu, y’a des moments, je te jure, où l’amertume pourrait m’attraper dans sa main glacée. » L’histoire de l’héroïne commence à Longwy, en Lorraine. Ses ...

PARENTALITE ; CONDITION FEMININE ; FEMME ; FAMILLE MONOPARENTALE

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- 267 p.
Cote : 147 GAU

« La faiseuse d’anges a commencé avec des queues de persil. J’étais allongée sur la table de la cuisine, j’ai fini par faire une septicémie » raconte Maryse. Et Élisabeth : « Elle a pris très cher, plus du salaire que j’ai eu ensuite au SMIC. » Et encore Michelle : « J’étais prête à aller jusqu’au bout, jusqu’à la mort. » Anne : « Elle m’a mis un mouchoir dans la bouche pour qu’on n’entende pas mes cris. » Jeanne : « Quand je suis arrivée au sixième étage, des hommes m’attendaient, ils m’ont montré leur carte de police, ils m’ont emmenée au poste. » Ces femmes avaient 20 ans dans les années 1960, c’était hier. Elles sont les survivantes des avortements clandestins qui tuaient une à dix femmes par jour, en France, avant la loi Veil. L’écrivaine Xavière Gauthier a écouté leurs voix bouleversées raconter par quel chemin de douleur elles sont passées et a consigné ces témoignages essentiels pour que « les jeunes générations mesurent la valeur de la légalisation de l’avortement et se mobilisent contre le retour de cette barbarie ». Car aujourd’hui cet acquis fondamental est menacé. En France, 40 ans après la loi Veil consacrant la liberté d’avortement, des pressions insidieuses se font jour et certains élus renâclent au remboursement de l’IVG. En Europe, l’Espagne a bien failli rejoindre en 2014 les trois pays d’Europe qui interdisent plus ou moins l’avortement – l’Irlande, la Pologne et Malte – et son projet de loi serait passé s’il n’y avait eu de très nombreuses manifestations de protestation. On y a vu ressurgir ces mots qu’on pensait à jamais enfouis dans le passé : aiguilles à tricoter, faiseuses d’anges, bidons d’eau de javel, cintres, queues de persil… Des manœuvres abortives qui sévissent encore de manière catastrophique dans le monde aujourd’hui : 50 000 femmes en meurent chaque année !
« La faiseuse d’anges a commencé avec des queues de persil. J’étais allongée sur la table de la cuisine, j’ai fini par faire une septicémie » raconte Maryse. Et Élisabeth : « Elle a pris très cher, plus du salaire que j’ai eu ensuite au SMIC. » Et encore Michelle : « J’étais prête à aller jusqu’au bout, jusqu’à la mort. » Anne : « Elle m’a mis un mouchoir dans la bouche pour qu’on n’entende pas mes cris. » Jeanne : « Quand je suis arrivée au ...

AVORTEMENT ; TEMOIGNAGE ; AVORTEMENT CLANDESTIN ; FRANCE ; LEGISLATION ; MORTALITE ; ANNÉES 70

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