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Ouvrage

H 1 Evaluation des politiques de prévention des grossesses non désirées et de prise en charge des interruptions volontaires de grossesse suite à la loi du 4 juillet 2001. Rapport IGAS.

AUBIN Claire ; MENNINGER JOURDAIN Danièle

Inspection Générale des Affaires Sociales

Paris

10/2009

91 p.

140 AUB

19168

Education sexuelle : tout reste à faire. C’est l’un des principaux constats du rapport de l’Igas. Bien que prévue par la loi, l’éducation à la sexualité dans les écoles à raison de 3 séances par an, selon le texte reste rare. Il n’existe aucun bilan officiel de l’application de cette loi, malgré une circulaire qui prévoyait de faire un point annuel… « En dehors des blocages qu’il peut y avoir de la part des enseignants ou des parents d’élèves, la difficulté est de trouver les bonnes personnes pour en parler, commente Martin Wincker*, médecin spécialiste de la contraception.
Il faut savoir s’adresser aux jeunes, sinon cela ne sert à rien. »
Encore trop d’idées reçues. C’est l’une des conséquences du défaut d’information. Les préjugés sont nombreux. Il y a les jeunes filles persuadées qu’elles ne peuvent tomber enceintes que le 14 e jour de leur cycle, d’autres au contraire qui pensent qu’il ne faut se protéger qu’avant ou après les règles, etc. « Les idées reçues concernent aussi les médecins généralistes et gynécologues, critique Martin Winckler. La contraception représente quelques heures dans le cursus des premiers, quant aux seconds ils ne sont pas toujours à la page des dernières avancées. Un symbole : les livres de médecine assurent qu’un stérilet ne peut être prescrit à une femme qui n’a pas eu d’enfant, ce qui est faux. »
Pas de gratuité pour les jeunes filles. S’il ne faut pas d’autorisation parentale lorsqu’on est mineur pour aller chez un médecin et avoir une ordonnance pour la pilule, encore faut-il avoir les moyens pour payer la consultation et la contraception. Les jeunes ne bénéficient pas de couverture sociale autonome. Par ailleurs, pratiquement aucune pilule dite de « troisième génération » (les plus prescrites) n’est remboursée (lire ci-contre) . « Au-delà du problème financier, les jeunes filles sont souvent réticentes en raison de l’examen gynécologique, souligne Martin Winckler. Or, si l’on est en bonne santé, cet examen n’est pas obligatoire. »
Le problème du tout-pilule. La pilule est le contraceptif le plus utilisé. Vient ensuite le stérilet, prescrit essentiellement aux mères de famille. Quant à l’implant, elles ne sont que 1 % à le plébisciter. Or, bien qu’elle soit efficace, la pilule demande une stricte observance qui ne convient pas à toutes. Prendre la pilule et tomber enceinte est donc possible si l’on est « tête en l’air ». « Les méthodes de contraception les plus efficaces sont celles qui ne nécessitent aucune manipulation, comme le stérilet ou l’implant, analyse Martin Winckler. La pilule, on peut l’oublier, prendre d’autres médicaments qui annulent ses effets… »
Des médecins et gynécologues qui vont trop vite. Pour le spécialiste, à chaque femme correspond un moyen de contraception, selon son profil biologique mais aussi et surtout psychologique. « Les médecins doivent cibler leur prescription en fonction de leurs patientes, martèle Martin Winckler. Cela demande un peu plus de temps et une formation. » De son côté l’Igas préconise que les « conditions de prescription soient améliorées ». « Trop peu de prescripteurs, accusent les rapporteurs, ont ou prennent le temps de délivrer les explications et conseils nécessaires, et moins encore de vérifier qu’ils ont été compris. »
* Auteur de « Choisir sa contraception » (J’ai lu) et du « Choeur des femmes » (P.O.L).

http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/104000047/index.shtml

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