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Article

H 0 Infections sexuellement transmissibles : il faut poursuivre la surveillance et la prévention.

H

JANIER Michel

Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire

26-27-28

319 p.

2011

P 195

21122

Depuis les débuts de mon internat de dermatologie dans les années 1980, à l’aube de l’ère du sida, je n’ai cessé d’entendre que les maladies/ infections sexuellement transmissibles (MST/IST) étaient en recrudescence. Force est cependant de reconnaître que, si l’on compare les chiffres actuels de syphilis et de gonococcie à ceux observés jusqu’en 1980, on est bien en deçà, et fort heureusement. Que s’est-il passé ? Faut-il se réjouir ? Entre temps, le sida est arrivé, et la fin des années 1990 a vu dans tous les pays développés une quasi-disparition de la syphilis et de la gonococcie. Ces résultats impressionnants étaient moins dus au succès des campagnes de prévention qu’à l’adoption de comportements liés à la simple peur de mourir du sida. Mais ces deux maladies ont ré-augmenté, alors même que la France supprimait la déclaration obligatoire des quatre maladies vénériennes classiques (syphilis, gonococcie, maladie de Nicolas-Favre, chancre mou). En 2000, une épidémie de syphilis a touché la communauté homosexuelle des grandes villes des pays riches. Avec un peu de retard, une recrudescence de la gonococcie a suivi. D’une population homosexuelle à très haut risque, fréquemment séropositive, l’épidémie de syphilis a progressivement atteint les homosexuels séronégatifs. Sa pénétration dans la population générale hétérosexuelle reste très faible. Cette épidémie de syphilis doit nous rappeler à des sentiments d’humilité car la syphilis a tous les caractères d’une maladie facile à éradiquer : plutôt simple à diagnostiquer (sérologie) et à traiter (une seule injection de benzathine benzylpénicilline G pour la syphilis précoce), à un coût minime. Reprise de comportements à risque et transmission facile par le sexe oral expliquent cette épidémie.

Français

http://www.invs.sante.fr/content/download/.../3/file/beh_26_27_28_2011.pdf

INFECTION SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLE ; EPIDEMIOLOGIE ; FRANCE ; PREVENTION ; TRAITEMENT MEDICAL

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