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Ouvrage

H 0 Sexe, capitalisme et critique de le valeur : pulsions, dominations, sadisme social.

POULIN Richard

MARXISMES

Paris

2012

189 p.

100.3 POU

22924

Pour Sade (1740-1814), l'homme a le droit de posséder autrui pour en jouir et satisfaire ses désirs ; les humains sont réduits à des objets, à des organes sexuels et, comme tout objet, ils sont interchangeables, par conséquent, anonymes, sans individualité propre. Ils sont instrumentalisés pour que le dominant puisse assouvir ses fantasmes d'asservissement. Sade annonce l'avènement de la société productiviste. Son monde reflète le mécanisme de production, avec son organisation, ses représentations, ses symboles, ses différentes formes de rationalisation, une économie politique de la production corporelle, favorable à l'objectivation des femmes et à leur soumission sexuelle, piliers de la modernité capitaliste. Sade est moins un auteur " subversif " qu'un prophète du capitalisme sexué. " C'est la valeur qui fait l'homme ", soutient Roswitha Scholz. Le capitalisme, c'est-à-dire le règne de la loi de la valeur, a donc un sexe. La société bourgeoise se fonde sur une dissociation entre la sphère de la production et celle de la reproduction (sphère publique versus sphère privée), tout au profit des hommes comme sexe dominant et du Capital. Le sadisme social concentre certains des éléments constitutifs de la marchandise : aliénation, réification, dépossession, appropriation et servitude, sur la base d'une violence sexuée qui rend pérenne les rapports de domination et de soumission. S'inscrit dans le cadre de la Théorie critique de la valeur;

Français

Livre;Essai

Achat

9782923986043

CAPITALISME ; SEXUALITE ; ASPECT SOCIO-ECONOMIQUE ; ASPECT SOCIO-CULTUREL ; VALEURS

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