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Ouvrage

H 0 Et le sexe entra dans la modernité : photographie "obscène" et cinéma pornographique primitif, aux origines d'une industrie.

TACHOU Frédéric

Klincksieck

Paris

2013

453 p.

102 TAC

24082

Au milieu du XIXe siècle, lorsque des photographes parisiens donnèrent naissance au commerce des photographies « obscènes », ils ne fixèrent pas sur leurs plaques de verre des témoignages documentaires sur ce que la loi prétendait confiner dans la sphère privée, mais mirent en scène leurs modèles pour construire une sorte d'utopie sexuelle. L’utilisation de la photographie et ensuite du film imposa ainsi un nouveau paradigme qui inaugura l'ère de la pornographie moderne. Partant d’une lettre de Paul Eluard adressée à Gala en 1926 dans laquelle le poète raconte avoir vu dans le cinéma pornographique « [...] la passion contre la mort et la bêtise », Frédéric Tachou relève le défi d’une évaluation du phénomène culturel naissant. En s’appuyant sur l’analyse approfondie de photographies et de films produits entre 1850 et 1950, il propose une approche critique des conditions nouvelles dans lesquelles s’est élaborée une relation aussi inédite qu’originale entre le spectacle et le spectateur. L’auteur gage que le système de signes propre à ces photographies et à ces films qui combine illusion et réalité a permis la mise au point d’un instrument redoutable par lequel les fantasmes sexuels des individus peuvent s’échanger avec une fantasmagorie plus collective. Dans des sociétés aptes à transformer tous les domaines de la vie en marchés, où des qualités se changent en quantités, le monde du fantasme ne peut pas être épargné.

Français

Livre

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9782252039106

PORNOGRAPHIE ; HISTOIRE ; PHOTOGRAPHIE ; CINEMA ; XIXe SIECLE ; FANTASME SEXUEL

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