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Article

H 0 Contraception et obésité.

Gynécologie-Obstétrique-Fertilité

43

11

p. 740-747

11/2015

P 2

25290

La prévalence de l’obésité augmente massivement depuis plusieurs dizaines d’années dans les pays industrialisés. Les femmes obèses ont une activité sexuelle, non différente des femmes de poids normal, et bénéficieraient d’une couverture contraceptive moindre et d’un risque de grossesse non désirée plus élevé. En outre, l’obésité constitue un facteur de risque important d’accident thromboembolique veineux et artériel (infarctus du myocarde et infarctus cérébral). L’ensemble de ces facteurs est donc à intégrer dans la stratégie de choix d’une méthode contraceptive chez une femme obèse. En dehors de l’injection trimestrielle d’acétate de medroxyprogestérone (dépôt), les contraceptions progestatives (pilules microprogestatives et implant sous-cutané à l’étonogestrel) et les dispositifs intra-utérins sont les méthodes contraceptives de choix chez les femmes obèses. La contraception estroprogestative (pilule, patch ou anneau vaginal) pourra être proposée dans des conditions très strictes (absence stricte de tout autre facteur de risque cardiovasculaire associé). L’efficacité de la plupart des méthodes de contraception ne serait a priori pas diminuée chez les femmes obèses. La chirurgie bariatrique constitue une situation complexe. Elle impose de pouvoir « programmer » une éventuelle grossesse et une contraception est donc nécessaire pendant plusieurs mois au décours de l’intervention. Si la technique chirurgicale induit une malabsorption gastro-intestinale (comme le by-pass), toute contraception administrée par voie orale sera fortement déconseillée en raison d’un haut risque d’échec.

Français

CONTRACEPTION ; POIDS ; RISQUE ; PILULE ; GROSSESSE ; FRANCE

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