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Documents  MOGUEROU Laure | enregistrements trouvés : 2

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- n° 105 - p. 47-58
Cote : P 218

Tandis que les disparités sociales et de sexe dans l’expérience du passage à l’âge adulte sont largement investiguées, l’étude des itinéraires des enfants d’immigrés est demeurée peu explorée. L’enquête Trajectoires et Origines, réalisée conjointement par l’Institut national d’études démographiques (INED) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) entre septembre 2008 et février 2009, apporte de nouvelles données permettant de conduire une telle analyse. Concernant les cinq étapes définissant classiquement le passage à l’âge adulte, des différences apparaissent à la fois entre les groupes d’origine et entre les hommes et les femmes. Alors que les descendants d’immigrés portugais connaissent les durées les plus courtes entre la fin des études et l’arrivée du premier enfant, c’est l’inverse pour les fils d’immigrés maghrébins. Quant aux femmes, si elles se montrent plus précoces que les hommes, et ce quelles que soient leurs origines, la transition vers l’âge adulte se révèle plus longue pour les descendantes d’immigrés que pour les femmes de la population majoritaire. Ces parcours différenciés mettent en évidence la manière dont se combinent les contraintes structurelles (âge de fin d’études, diplômes obtenus, accès au premier emploi stable) et les contraintes normatives (accès à une vie autonome hors du logement parental, seul ou en couple, marié ou non) dans le devenir adulte selon les groupes d’origine.
Tandis que les disparités sociales et de sexe dans l’expérience du passage à l’âge adulte sont largement investiguées, l’étude des itinéraires des enfants d’immigrés est demeurée peu explorée. L’enquête Trajectoires et Origines, réalisée conjointement par l’Institut national d’études démographiques (INED) et l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) entre septembre 2008 et février 2009, apporte de nouvelles données ...

PERSONNE ISSUE DE L'IMMIGRATION ; JEUNE ADULTE ; FRANCE ; DISCRIMINATION

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vol. 30 - n° 1 - 128 p.
Cote : P 11

En utilisant la notion de « production d’enfants », le titre du dernier numéro de Nouvelles Questions Féministes n’a pas pour but de choquer, mais de revisiter une réalité complexe. Au lieu d’analyser la « maternité », les spécialistes observent les investissements que la production d’enfants nécessite en travail, en temps et en savoir-faire au niveau de l’organisation de la société dans son ensemble, et le prix, qui reste très élevé, payé par les femmes qu’elles aient ou non des enfants. Quand elles travaillent à temps partiel, elles cumulent les jobs rémunérés et non rémunérés. Leur fonction est peu valorisée dans l’entreprise parce qu’elles manqueraient d’engagement professionnel afin de materner leurs enfants. A l’inverse, quand elles travaillent à plein temps et occupent un poste à responsabilités, elles encaissent des récriminations parce qu’elles délègueraient trop de tâches éducatives à des mandataires extérieures. Leurs collègues et leurs voisins se méfient d’elles et les jugent incapables de mener de front carrière et maternité, incapables aussi d’accorder cette subtile priorité à la maternité exigée par le modèle dominant de l’« identité féminine ». Un modèle qui s’impose aussi aux maternités lesbiennes. Ce numéro de NQF montre que la pression économique et sociale est si bien rôdée qu’elle parvient à culpabiliser et à discriminer les femmes avec ou sans enfants, avec ou sans travail salarié, avec ou sans conjoint, hétérosexuelles ou lesbiennes. Aussi, la production d’enfants engendre des inégalités qui s’élargissent aux dimensions de la planète : des femmes défavorisées dans les pays dits émergents produisent des enfants pour des couples aisés des pays développés.
EDITO
"Produire des enfants" aujourd'hui: un défi pour l'analyse féministe (Anne-Françoise Praz, Marianne Modak, Françoise Messant)
GRAND ANGLE
Les maternités dites tardives en France: enjeu de santé publique ou dissidence sociale? (Laure Moguérou, Nathalie Bajos, Michèle Ferrand, Henri Leridon)
N'est pas mère qui veut. Le paradoxe de l'adoption internationale (Fenneke Reysoo, Pien Bos)
L'injonction à l'homoparentalité, cache-sexe de l'éros lesbien (Hélène Joly)
Du désir de procréer: des cultures plus naturalistes que la Nature? (Priscille Touraille)
CHAMP LIBRE
Maternité et rapports intergénérationnels en Suisse: un essai d'économie féministe (Mascha Madörin)
À la mémoire de Michèle Causse, une grande figure du lesbianisme politique (Françoise Armengaud)
PARCOURS
Entretien avec Karine Clerc, travailleuse sociale de proximité (Marianne Modak, Françoise Messant)
COMPTE RENDUS
Florence Degavre, Martine Chaponnière, Mélanie Jouitteau, Bérengère Marques-Pereira, Françoise Messant-Laurent, Christine Delphy
En utilisant la notion de « production d’enfants », le titre du dernier numéro de Nouvelles Questions Féministes n’a pas pour but de choquer, mais de revisiter une réalité complexe. Au lieu d’analyser la « maternité », les spécialistes observent les investissements que la production d’enfants nécessite en travail, en temps et en savoir-faire au niveau de l’organisation de la société dans son ensemble, et le prix, qui reste très élevé, payé par ...

MATERNITE ; PARENTALITE ; FEMINISME ; HOMOPARENTALITÉ ; ÉGALITÉ PROFESSIONNELLE ; TRAVAIL DOMESTIQUE ; EDUCATION PARENTALE ; TEMPS PARENTAL ; TRAVAIL A TEMPS PARTIEL ; INJONCTION ; DESIR D'ENFANT ; HOMOSEXUALITE FEMININE

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